Le travail assassine l’Homme !!!

caricature-emploi-remunereNous sommes en Mars, enfin plus vers la fin qu’au début, fin du premier quart de l’année, en plein carême (pour les chrétiens, encore un mois à tenir)… Mars, ainsi donc ceux qui voudraient avoir un bébé de 2014 et qui ne l’ont pas encore conçu devront soit renoncer à leurs rêves, soit le faire naître prématurément. Nous avons tous déjà peut être perdu un être cher…bref, une année normale.

Pourquoi je me permets de vous déranger en cette fin de semaine ? Pour pas grand-chose, je vous préviens. Il est des choses qui m’énervent et me révoltent qui passeraient inaperçues pour beaucoup alors…

Le mina, un dialecte du Sud Togo est tellement bien « conçu » que, par manque d’imagination ou par excès de génie de nos aïeux, les intonations y jouent un rôle fulgurant. Tenez ceci, « éléfion » peut à la fois vouloir dire, c’est en train de bouillir ou c’est en train de cramer…tout est question d’intonation.

Aussi, il y a un adage qui dit ceci « Edo yé nyi amé »*. Cette simple phrase, selon l’intonation, revêt deux sens au moins :

–          Le travail, (Edo) c’est l’Homme, comprendre le travail fait l’Homme ;

–          Le travail (encore lui), nourrit l’Homme…

Deux sens pour ce petit adage, quoique, l’un est compris dans l’autre, le travail fait et nourrit l’Homme, nous ne sommes rien sans travail. Il éloigne de nous de nombreux vices, et quelque part il donne un sens à notre vie.

Des togolais qui cherchent un emploi, on en trouve, ceux qui en trouvent, on les cherche…

Copyright : lalternative-togo.com
Copyright : lalternative-togo.com

Il y a quelques jours, je suis tombé (moi aussi) sur un fait de l’actualité, qui m’a ramené quelques mois en arrière et rappelé l’histoire d’une personne que j’ai connue au détour d’un de mes nombreux Djossi* (petit boulot) à Lomé.

Un jeune homme de presque trente ans, assez timide qui par la suite s’est pris de sympathie pour moi. Pour les besoins de la cause, je vais l’appeler Amir.

 Nous travaillions alors dans un cadre assez sensible, et pas moins spécial, pour un employeur des plus généreux, qui employait plus de gens qu’il n’en avait besoin. Pour vous donner une idée de la rémunération, elle s’élevait à presque le tiers du SMIG au Togo…par journée de travail.

L’employeur était tellement généreux qu’il était possible de passer six heures de temps à faire causette, puis remplir la fiche de présence pour le sésame. C’était de l’argent trop facile à gagner.

Un jour on nous a demandé de porter des cartons de feuilles A3 sur près de deux étages. C’était le seul travail à faire…et fallait voir les gens pester.

Dégoûté un soir par les plaintes de l’une de nos « collègues », il se mit à me raconter l’histoire de sa vie. Je vous passe les détails sur le père riche et autrefois aimant, grand amateur de femmes, qui du jour au lendemain prend une troisième épouse, amatrice de gris-gris de surcroît et les dégâts que cela a pu causer.

Il se fait juste que du jour au lendemain, ce cher Amir, s’est retrouvé, sans aucun soutien, avec sa mère et sa petite sœur à charge, le papa ne voulait juste plus les sentir.

A peine âgé de 13 ans et en classe de 5ème, il a d’abord commencé à porter les marchandises des revendeuses de son quartier. Ayant réuni quelques sous, il se lança alors dans le commerce d’essence frelaté…le boudè.

Amir a vite gravi les échelons de ce business, il disposait de son propre coin de rue et sa clientèle grandissait assez vite.

Les affaires étaient florissantes jusqu’au jour où il a eu maille à pâtir avec un de ses confrères, le bonheur des uns faisant toujours le malheur de certains. Ce dernier le fit mettre en cage et saisir sa marchandise parce qu’il avait les bras vraiment longs, en tout cas beaucoup plus longs que les siens. Pour prospérer dans ce business il fallait avoir des amis puissants, et comme c’est le dernier qui a payé qui a toujours raison…

Plusieurs jours, le rappel des personnes influentes de la famille battu, de nombreuses humiliations et dizaines de billets violets plus tard, gravement endetté, Amir pu enfin quitter sa cage située pas loin de Deckon.

Retour à la case départ. Il ne lui restait plus que sa vieille moto chinoise dont le réservoir avait été bidouillé pour en augmenter la capacité.

Vous avez dit essence frelaté ?

J’ai longtemps pensé moi que tous les revendeurs d’essence en bordure de route revendaient de l’essence frelaté. Amir m’a fait comprendre le contraire. Lui revendait essentiellement de l’essence acheté au Ghana voisin où  cela coûtait vraiment moins cher.  Vous parlez de contrebande? Moi je parle de jugeotte et de saisir des opportunités, mais ceci est une autre paire de manches.

Un soir, Amir est arrivé avec plus d’une heure de retard au « boulot ». J’ai alors compris pourquoi il s’énervait devant la flemme de certains de nos collègues. Amir avait dû faire deux tours à Aflao (au Ghana) pour acheter de l’essence et pouvoir livrer ses commanditaires. Chacun de ces voyages était dangereux m’avait-il confié. Il devait éviter les routes officielles pour ne pas tomber sur les gendarmes, graisser les pattes des policiers ghanéens, subir le dictat des pompistes ghanéens qui n’hésitaient pas eux aussi à lui prendre des sous, mais aussi et surtout prier le ciel pour ne pas tomber sur des brigands. Ces derniers, en plus de lui voler sa cargaison, pouvaient le blesser voire attenter à sa vie.

Un travail risqué, éreintant, pour un bénéfice de 3000F CFA….

Il prenait tous ces risques, juste pour gagner 3000 FCFA. Il risquait à chaque fois la mort (par la main des bri-gands ou par celle des bri-gadiers) ou de longues années de prison, juste pour encaisser 3000 FCFA.

Mon frère, pourquoi ne pas faire autre chose ? Il me répondit juste qu’il n’avait personne pour le soutenir, ou lui consentir un prêt. Si je reste couché à la maison, personne ne me donnera à manger, ni à moi, ni à ma mère.

 Je me suis senti con après, à me plaindre pour des choses pas si graves finalement.

« Dura lex sed lex » …

Je vais vous épargner mon avis sur cette question de contrebande de produits pétroliers. A mon avis, les véritables questions et intérêts se situent ailleurs.Ceux qui profitent le plus de ces activités ne sont pas forcément ces jeunes assis en bordure de route.

Ce sur quoi j’aimerais attirer notre attention, ce sont les nombreuses descentes policières et les abus occasionnés. Agoè, Kévé, Tsévié,  ça vous dit quelque chose? Bassar, il y  a presque une semaine… Si la loi incrimine la contrebande de produits pétroliers, et qu’il faut l’appliquer, elle devient subitement sourde et aveugle quand mes concitoyens sont froidement abattus.

« Mort d’avoir voulu se débrouiller, d’avoir refusé la facilité »

Je ne sais pas pour vous mais, je crois qu’à l’époque où cette activité de nos jours prohibée était florissante, nous avions moins de braqueurs…

Un de mes aînés s’est livré sur Twitter à une comparaison qui m’a profondément marqué. Elle portait sur un dealer et un vendeur de boudè . Laquelle de ces deux « professions » est la plus à risque ?

Est-ce à croire que le dealer ne représente aucun danger pour notre population ou qu’aucune loi ne récrimine sa « profession» ? Peut être que les revendeurs d’essence devraient changer de profession… (pardon je passais).

Posons-nous les bonnes questions, excellent weekend!

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J’aime mon dictateur

Copyright Agoravox.fr
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Si tu ne vas pas à la politique…la politique viendra à toi.

C’est simple, depuis que j’administre ce blog, j’ai soigneusement (je crois) évité les sujets politiques, mais à la longue, j’ai compris qu’éviter le sujet ne servait à rien.  Cela finit par s’imposer à vous, tôt ou tard.

Mon premier contact avec le vocable « politique » a été assez douloureux, il remonte à mes six ans. J’ai toujours été précoce, et ma diction m’a longtemps valu la considération et l’amitié de mes enseignants. Ils aimaient discuter avec moi et j’aimais ça. Ils me laissaient parler de toutes les choses qui me passaient par la tête et je m’en donnais à cœur joie. Enfin, jusqu’au jour où j’ai lâché le fameux mot…POLITIQUE. Je m’en rappelle comme si c’était hier, j’aurais dit à mon enseignant (nous aimons les appeler ici Maître) d’alors que je me destinais à faire de la politique plus tard, parce que j’aimais la politique. Je devais vraiment être stupide.

Ce soir-là mon père se pointe à 17 heures pour prendre son fiston, il aimait faire cela, les enseignants disaient souvent du bien de moi et cette pommade du soir devait lui faire du bien. Ce soir-là, chose peu commune, mon enseignant le prend à part et ils discutent quelques minutes ensemble. Je me suis posé quelques questions parce que de temps en temps ils se retournaient et me regardaient, j’allais comprendre plus tard.

Sur le chemin du retour, il ne m’a posé aucune question. Une fois à la maison, ma mère fut convoquée. Jusque-là, rien d’étonnant, je me suis mis devant mon dessin animé, tranquille (le tour du monde en 80 jours ou Renard, je ne sais plus trop). Au bout de vingt minutes, les délibérations furent terminées, le jury claqua la porte et j’ai pu comprendre ma douleur.

Mes fesses et mes oreilles en ont pris pour leur matricule…

Ils me sont juste tombés dessus, je n’ai pas vu le ciel s’assombrir que la pluie m’arrosait.

« Comme ça tu voudrais faire de la politique plus tard? tu sais ce que c’est que la politique? Tu veux mourir jeune? Qui t’a parlé de politique? Qu’est-ce que tu as dans la tête? C’est quoi ton problème? etc. Si jamais je t’entends encore parler de politique, tu verras ce que je vais te faire…« 

Entre ma mère qui me criait dessus en pleurant et la fessée magistrale que j’ai reçu ce soir-là, j’ai compris une fois pour de bon (cette raclée m’a longtemps servi) que je devrais désormais me contrôler en faisant mon intéressant et surtout tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler. Mon esprit s’auto censurait dès que le mot politique y faisait irruption.

Vous comprendrez alors pourquoi j’ai toujours des difficultés pour en parler, le mot politique évoque chez moi toutes ces choses, et souvent l’auto censure prend le dessus.

Alors, avant toute chose, ce blog est tout sauf politique. Quand je dis que je tiens à mes fesses, j’ai toujours secrètement peur que mon père ne me refasse le portrait. Oui je suis majeur et vacciné, le traumatisme n’en est pas pour autant passé hein… Que je parle de politique est accidentel. Qui a dit que j’étais un peureux? Hein, de venir me dire ça en face.

Voilà pour la petite parenthèse historique, et puis arrêtez de vous moquer de moi.

Du garçon traumatisé par la simple évocation du mot politique, à celui qui déclare sa flamme à président fondateur, il y a un grand pas… Un pas qui croyez moi n’a pas été des plus faciles à poser.

Selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir…

La communauté internationale (notion dynamique et ô combien polysémique) semble jouer le rôle d’arbitre, on distingue ainsi les dictatures utiles (à la stabilité de la sous-région ou pourvoyeuses de richesses); les dictatures nuisibles (car non alignés et foncièrement contre les intérêts de la métropole) et les dictatures auxquelles les uns et les autres semblent être indifférents (les pays qui n’ont rien à offrir, du moins en apparence).

J’entends d’ici certains jaloux saboteurs me dire que la classification est inachevée. Et que semble-t-il j’aurais oublié les dictatures héréditaires, on garde le patronyme et on continue, régime mi nuisible…mi … .En tout cas moi je n’en connais pas.

Selon la catégorie dans laquelle vous vous situez, vous vous attirerez les foudres…ou non de la communauté internationale. Imaginez ce pays où la population vit avec moins d’un Euro/jour (c’est une véritable fortune en fait), et où Junior numéro 1 se permet de s’acheter la voiture la plus chère au monde, d’acquérir des appartements dans cette ville qui nous fait tous rêver (eh avenue célèbre de ce cher jeu de société) en toute impunité, sans que personne ne lève le petit doigt. Dictature ou pas? La communauté internationale répondra.

Le premier exemple n’était pas assez convaincant? Je vous comprends, alors ce pays dont les habitants se distinguaient à l’époque par leur honnêteté, dont les années du règne du chef sont égales au nombre d’années que j’ai  passées sur cette terre… Dictature ou pas? Quand un journaliste et défenseur des Droits de l’Homme perd la vie dans des circonstances non élucidées jusqu’à ce jour? Régime utile ils me diront, le silence de la communauté internationale devant les velléités révisionnistes de ce dernier est plein de sens.

A côté de ces derniers, Khadafi, Moubarak, Ben-Ali, Sadam Hussein et compagnie faisaient office de démons. Et pourtant…

Utiles ou pas, le point commun c’est que les populations pâtissent de leur présence, ce sont les mêmes qui souffrent et les mêmes qui s’en mettent plein les poches, les mêmes qui subissent les hausses de prix des hydrocarbures et les mêmes qui disposent de bons d’essence. Les mêmes qui tirent le diable par la queue, qui s’échouent sur les rives de Lampedusa etc.

Un pays producteur de pétrole qui sollicite l’aide au développement… hummm d’accord, mais Pays Pauvre Très Endetté, c’est à se demander quelle partie du film on a manqué!

Alors, les populations se mettent à rêver du départ des tyrans et de leurs associés mangeurs. Certains, les plus courageux, vont jusqu’à s’immoler, s’en suivent des mouvements sociaux boule de neige. Des milliers de vies sont sacrifiées et  un jour, les murs de Jéricho tombent. Le tyran est mis à terre et on se met à rêver d’une vie meilleure. Eh Dieu…

Vous avez parlé de syndrome de Stockholm?

Qui peut me dire ce qu’est devenu l’Irak après la chute de Hussein (pas Obama hein) ? L’Egypte après Moubarak, la Libye sans Khadafi et même si je dois relativiser, la Tunisie sans Ben-Ali?

Les pauvres sont encore plus pauvres, l’insécurité s’est accrue, la guerre s’est parfois installée… J’ai la rage au cœur, quand j’entends les gens dire « Je regrette le temps de … », pourtant catalogué tyran et dictateur.

C’est honteux d’avouer qu’on était beaucoup plus heureux sous la dictature et que vouloir plus de liberté vous a mené dans un mur, honteux d’avouer, « j’aime mon (ex) dictateur, il me manque,  au moins de son temps, les activités économiques étaient florissantes et nous mangions (des fois) à notre faim« .

Depuis que les dictatures sont devenues des espèces à protéger, je leur déclare ma flamme.  Je prépare d’ailleurs un remix de « Avant qu’elle parte », vous imaginez un peu le refrain? #DemainMattend… je l’espère !!

Plus vieille que le SIDA!

Crédits Jeune Afrique, Les nouveaux visages de la corruption
Crédits Jeune Afrique, Les nouveaux visages de la corruption

Je l’avais promis depuis mon premier essai, un article sur la corruption, cependant j’ai dû m’y prendre et reprendre à plusieurs reprises, tellement le sujet est sensible. De plus il est tellement répandu et ancré en nous que nous finissons par y prendre plaisir.

Tu sors avec une go, qui va aller sortir avec un autre gars et ce même gars va aller sortir avec une autre go…

Vous vous rappelez de cette publicité de Plan Service International ? La partie que j’aimais le plus, c’est la conclusion à laquelle l’un des personnages arrivait, « c’est comme si moi je sortais avec toi… ». Et sans le savoir, nos actions ont des retombées qui le plus souvent nous étonnent.

Parlant de corruption, les retombées peuvent être terribles, le coût annuel de la corruption s’élève à 1 trilliard  de dollars U.S., des sommes qui suffiraient à résorber les déficits de nombre de nos pays.

« La corruption est le crime du fonctionnaire public qui cherche à trafiquer son autorité ou de ceux qui cherchent à la corrompre »[1] (mais pas seulement, hélas!)

Pour qu’il y ait corruption, il faut être deux (oui, exactement comme pour  cette autre chose que nous aimons), le corrompu et le corrupteur. Lequel est le plus à blâmer ? Pardon, ne répondez pas trop vite, prenez le temps d’y réfléchir.

Nous sommes tous des corrupteurs / corrompus…

Pas besoin d’être un expert pour ça hein, vous ne me croyez pas ?

Tu as passé ton permis au bled ? Tu l’as obtenu ? Tu as déjà essayé de légaliser un document et de l’avoir avant 24/48h ? Les hommes en uniforme t’ont déjà choppé à un feu rouge ? Tu t’en es tiré sans aucun P.V ? Tu n’as jamais déposé de caillou sur un dossier ? Des exemples, il y en a à la pelle, vous en connaissez plus que moi.

Tellement nous sommes familiers de ce phénomène que nous ne nous rendons plus compte des fois de glisser dans l’illicite. Cela fait partie de notre quotidien.

Une anecdote, elle est relative à un projet de lutte contre la corruption que j’avais coordonné, début 2013.

Pour des besoins de publicité, nous avions conçu des banderoles qu’il fallait faire viser par la Mairie avant affichage. Nous nous sommes adressés à l’ami d’un ami (la françafrique n’en a pas le monopole), qui travaillait à l’Etat civil du (**)ème arrondissement. Il nous a dit ce qui suit « Vous savez, si vous déposez le courrier et que vous partez, vous risquez de perdre une semaine, remettez 5….FCFA à … et vous pourrez repasser le soir chercher l’autorisation ».

Vous imaginez le cas de conscience auquel nous avions été confrontés…il nous fallait corrompre pour le bien d’un projet de lutte contre la corruption.

Ne comptez pas sur moi pour vous dire ce que nous avions décidé. Il faut croire que ce projet dérangeait, les banderoles qui nous ont coûté une fortune, une fois posées à cinq grands carrefours de Lomé, ont disparu dans les 24h qui ont suivi. Je ne suis pas en mesure de vous dire qui les a prises, ni pourquoi…

Il n’y avait pas que ça d’étonnant, l’opérateur télécom retenu pour le projet nous a fait perdre 5 mois, près d’1 million de Francs CFA en logistique et frais divers, pour nous planter juste avant de signer le contrat. Nous n’avons pas réussi à obtenir des explications. Un de nos interlocuteurs dans la boîte a fini par nous souffler « Votre projet gêne ».

Qui n’a pas intérêt dans une société de téléphonie qu’un projet de lutte contre la corruption aboutisse ? Qui cela gêne que nos concitoyens s’engagent dans la lutte contre la corruption ? J’ai juste des questions, aucune réponse.

Pour en revenir à ma pub PSI…

M.W : un Bac+5 ça fait beau sur un CV, mais permis de conduire Catégorie B finirait de l’embellir. Papa est assez fortuné, tu n’as pas le temps de faire un tour à l’auto-école, mais il t’a promis une belle voiture, et puis il te faut une voiture, ton stage commence dans un mois.

Tu débarque à l’auto-école, te fais inscrire à la session d’examen la plus proche. C’est dans deux semaines, tu n’as aucune notion de code de la route. Conduite sur table, mécanique, tout ça c’est du charabia pour toi. Heureusement tu as un décodeur universel, les billets violets. Une dizaine de billets violets et…MIRACLE, te voilà titulaire du permis.

Mlle X : est fille unique. Maman et papa sont médecins, et le cabinet ne serait pas repris si elle ne faisait pas médecine. La princesse a toujours eu un niveau à peine passable au lycée. Elle a même eu des notes avoisinant π [2] en Sciences Naturelles et en Maths au Baccalauréat, mais ayant des entrées à la fac de médecine de ***, ses parents ont aidé son admission au détriment des meilleurs de sa classe. Elle fait son chemin et se retrouve en 6ème année, faisant ainsi la fierté de ses parents.

M.Y : jeune et brillant étudiant en architecture. D’origine modeste, il s’est toujours démarqué par son intelligence et son amour du travail bien fait. Il représente l’espoir de toute sa famille, ses parents comptent sur lui pour leurs vieux jours et il est un exemple pour ses petits frères.

Un dimanche matin, aux alentours de 4h, M.Y, se rendant à la messe  se fait heurter par M.W, qui, rentrait de la soirée bien arrosée d’inauguration de sa nouvelle voiture. Ses blessures étaient assez graves. M.W a eu la décence de le déposer au service des urgences et a pris la poudre d’escampette aussi tôt.

Après avoir perdu beaucoup de sang dans le hall du mouroir, Mlle X la seule interne présente à ces heures n’a pas su prendre les décisions qu’il fallait. Le cas était assez critique et ses compétences assez limitées, il faut le dire.

M.Y succombera à ses blessures. Il aurait pu survivre s’il était tombé sur une autre personne que Mlle X, futur médecin. Si les médecins titulaires ne désertaient pas systématiquement les hôpitaux au profit de leurs propres cliniques.

Des responsabilités ?

Qui blâmer pour le décès de ce jeune garçon ? Pour les rêves brisés de toute une famille ? M.W ? ou son père ? Le Directeur d’auto-école qui a fermé les yeux sur son ignorance ou l’inspecteur qui s’est contenté d’accepter un bakchich ? Les parents de Mlle X ? Mlle X elle-même ? Le destin ? la fatalité ? Le de cujus peut être ? Aurait-il été moins croyant qu’il serait toujours de ce monde…

Le temps de pouvoir situer les responsabilités, prenons conscience du fait que chacun de nous contribue d’une manière ou d’une autre à de véritables injustices, tous les jours. C’est juste comme si « moi je sortais avec toi… »

Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé, des événements ayant eu lieu, n’est que pure coïncidence( c’est très important, vital même).

Salam!


[1] Pierre Larousse, Grand Dictionnaire Universel du XIX ème siècle

[2] Π= pi= 3.14159265359.

J’aimerais vous dire…

3 heures du matin à ma montre, et cela fait quatre jours que le sommeil me fait des infidélités. Réveil très matinal, alors que je me couche vraiment très tard… Autant j’étais préoccupé il y a trois jours, autant hier je me suis senti en paix avec moi même. Je crois donc que mon manque de sommeil, celui de cette nuit en tout cas a été causé par un état d’excitation (2015?), et aussi la promesse que je me suis faite de vous laisser un dernier mot avant la nouvelle année.

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Je suis une femme…

Ma catharsis m’a manqué, et ses lectrices (lecteurs) également. Quand je me rends compte que cela fait plus d’un mois que j’ai abandonné mon premier amour pour un tout nouveau… Justement l’amour est ce qui m’inspire cet article.

Je vous vois rire d’ici, il nous annonce qu’il est une femme et maintenant il nous dit qu’il est inspiré par l’amour. Nous l’aurait-on ramolli notre cher Cyrille? Euh…non, mais je m’en vais faire un coming-out, âmes sensibles approchez.

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Ma quête…

Chaque vie est une quête,

Eternelle conquête de choses concrètes,

Abstraites, souvent secrètes,

Car vérité, à toute oreille ne se prête,

Parce que souvent quête rime avec chute,

Chaque journée avec son lot de luttes,

Comment bâtir « ma » hutte,

« Mon » champagne, « ma » flûte,

Très vite on, espère le bout du chemin,

Ma quête se doit d’avoir une fin,

Absolument, je ne peux rester sur ma faim,

Le destin ne me refuserait pas mon pain,

Mais le bonheur vient à son heure,

Malgré heurts, pleurs, persiste la lueur,

Et si des fois tu te répands en pleurs,

Proche est le moment où rira ton coeur,

Terminer sur une note pessimiste?

Un tango endiablé sur la piste ?

Si insistante, ta peine persiste,

Eternellement ton créateur existe,

Lorsque sous le lourd fardeau tu ploies,

Sur lui, toujours repose avec foi,

De côté laisse le « moi« ,

Il saura te redonner la joie.

Allez pleurer ailleurs…

Un dimanche comme les autres, ennui mortel, rien à la télé, pas très envie de sortir de ma chambre, même la flemme de me connecter. Je me suis, non sans peine décidé à faire un petit tour sur Twitter, la connexion n’est pas extraordinaire mais bon. Et au détour d’un rafraîchissement de ma Timeline, je suis tombé sur un tweet qui disait en substance : « Oh non, pas Meagan Good, pas elle… ». La magie de Twitter opérant (je n’ai rien fait pour l’arrêter, je l’avoue), j’ai eu très vite le fin mot de l’histoire. Des photos de célébrités nues (que ça) ont encore été publiées (une affaire de cloud piraté) .

Rien ne reste caché en ligne…

Ne cherchez pas à retrouver les photos en question, les premiers arrivés ont été les premiers servis (comme toujours), le temps que la bulle n’éclate, des sites et noms de domaines entiers ont été éffacés. Je suis étonné moi que ces célébrités se plaignent de retrouver des photos d’elles nues. Au risque d’en choquer certains, et de me créer des problèmes, on ne sait jamais, je m’explique. Qui se rappelle de la photo de Amber Rose (malin celui qui me dira lequel est le prénom ou le nom) aux VMA ?

Habillée ou nue?
Habillée ou nue?

Vous avez vu Anaconda de Nicki Minaj ? Vous ne me suivez pas ? Ok, quelqu’un a déjà vu une photo de Rihanna « habillée » ? Oui ? Non ? Si ces célébrités tenaient tant à leurs corps, elles ne les exposeraient pas aussi souvent.

Ces personnes ont tellement banalisé la nudité que cette dernière le leur a rendu.

Vous me voyez sérieusement plaindre Rihanna ou Kim Kardashian parce que des photos d’elles dans le plus simple appareil se sont retrouvées sur la place publique ? Très habillée en effet...

Comme si l’hôpital pouvait se moquer de la charité…

Je ne sais pas vous, mais moi, une partie du feuilleton m’est toujours difficile à comprendre. Quelle idée de se prendre en photo nue (cela passe encore), de la garder dans son téléphone (à quel niveau de la bêtise) et mieux, de la stocker dans un cloud (qu’est ce qui n’a pas marché ?). Mes sœurs, vous le faites aussi ? Je puis vous jurer (je croise mes doigts de pied) en tout cas, que je n’ai vu aucune ( je le ju……re) aucune photo de célébrité nue. Mais pour vous laisser juger de l’absurdité (extrême stupidité) de la situation, je me permets de citer l’extrait d’un article lu sur le net:

« … Enfin, de nouvelles photos de Jennifer Lawrence ont été publiées et cette fois, la nature des photos se révélerait être carrément pornographiques, offrant des zooms sur ses parties les plus intimes »

Je dis hein, tu prends de telles photos pourquoi ? La vérité selon moi c’est que trop de choses graves /sérieuses se passent ici-bas en cet instant précis pour pleurer sur des super privilégiés, SDF (Sans Difficultés Financières) de surcroît  qui se retrouvent pris au piège de leur manque de jugeote. Le temps de faire le tour de Twitter et de tous les autres sites voyez-vous, mon ennui m’est passé et mon dimanche a repris des couleurs.

A quelque chose malheur (notion à redéfinir en l’espèce) est bon n’est ce pas?

FLOTUS ne se livrerait pas à un jeu pareil...
FLOTUS ne se livrerait pas à un jeu pareil…

Au passage, ne vous faites pas compter le TweetUp du 26/09, je me suis laissé dire qu’il aurait des airs de #BlogCamp228.

#MiledouTweetUp Acte II
#MiledouTweetUp Acte II

My name is EMMANUEL

Il pleut des cordes dans mon cœur et mon âme, la tristesse est grande et j’ai le sentiment de vivre une terrible injustice. L’injustice voyez-vous est une chose qui me révolte au plus haut point et là je suis à la base d’une terrible injustice dont j’ai fini par être victime. Allez-y comprendre quelque chose.

Le comble de l’ironie serait cependant pour moi le fait de ne pas épancher ma tristesse ici…à quoi me servirait cette chère « catharsis » sinon ?

Au lieu de me laisser aller à des idées sombres et tristes qui ne me feront aucun bien, je préfère donc vous parler d’Emmanuel.

Rassurez-vous, je ne vous parlerais pas de Jésus, je ne vous parlerais pas de l’Alpha, de l’Oméga, du lion de la tribu de Juda… le meilleur moyen pour faire fuir les gens de nos jours, c’est de leur parler de notre Seigneur et maître (cela fera l’objet d’un autre billet).

Emmanuel (revenons à nos moutons), est un Monsieur que j’ai rencontré au grand marché de Lomé, vers Paja pour ceux qui connaissent, en Décembre dernier.

Les fêtes de fin d’année approchaient et pour une fois, mes poches étaient moins vides que d’habitude. Vous savez, quand on a les poches moins vides, on regarde la vie différemment, on marche différemment, on parle différemment bref …on devient différent.

Je m’apprêtais à arpenter cette « galerie marchande » à la recherche d’une nouvelle chemise, histoire de faire tourner les têtes pour une occasion spéciale, quand j’entendis une voix dans mon dos :

– Bonsoir Monsieur, vous êtes très élégant… (haaaa fallait même pas flatter mon ego, j’étais mal enjaillé même).

Le monsieur qui parlait était un shoe maker d’une trentaine d’années, un beau sourire et plutôt agréable à regarder (pardon, j’aime les femmes, enfin juste une).

Il poursuivit : vous êtes trop bien habillé, êtes-vous togolais ?

Qui lui a dit que les Togolais s’amusaient avec le style ?

Donc il ne savait pas que nous avions colonisé les italiens en matière de sapologie ? Giorgio Anani, Dossevi Gabano et cie sont le fruit de cette leçon magistrale des Togolais aux Italiens.

Le détail qu’il venait de rajouter avait eu le don de me faire réagir. Je me devais donc de répondre à sa question et hélas de rentrer dans son jeu…

Un mécanisme bien huilé… 

Je suis bien togolais, Monsieur, lui ai-je répondu.

– Vraiment ? You really don’t look like a Togolease, don’t be upset, you look like a Ghanaian. Oh, I’ll say it again, I like your style.

Vous vous rappelez le corbeau et le renard?

« A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ; et pour montrer sa belle voix, il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie… ».

Le corbeau? ne le cherchez pas, la proie, vous l’allez découvrir tout à l’heure.

Le gars avait fini avec le griotisme (y a longtemps même qu’il avait fini avec moi). Au lieu de demander la route… j’ai ouvert ma bouche:  I am Togolese my dear, my parents are both togolese so… je devais me croire en présence du premier membre de mon futur fan club.

Emmanuel reprit de plus belle, Ok, what’s your name ? Mine is Emmanuel, I come from Ghana, I still live there, can we be friends? As you are a handsome boy, you could come and visit me in my country.

Tout ça sonnait bien, c’était très lisse et extrêmement plaisant . M’étant subitement rappelé du pourquoi de ma visite au marché, lui sentant que j’allais démarrer incessamment ma rutilante BM double pieds, Emmanuel m’offrit de quoi compenser les talons de mes chaussures.

Rien de plus normal entre deux nouveaux amis… à peine avais-je accepté ce « cadeau » que mon ami me dit… je n’ai rien mangé de la journée, pourrais-tu me donner de quoi me payer un bon repas ?

Tout ça pour ça…

La fin justifie (souvent) les moyens. Sur le coup, j’étais tellement dans la vibe que je lui ai remis des sous sans même réfléchir. Il fallait y penser en somme. Il avait de la suite dans les idées et s’était montré très ingénieux, je n’en revenais pas moi-même.

J’ai mis plusieurs mois à réellement saisir l’arnaque. En tout cas cela nous changeait du système habituel, lui savait y mettre la forme, après tout c’est un anglophone.

Je me serais fait un ami… (Oui je suis naïf, c’est quoi).

Avant-hier donc, j’étais de tour au marché, des courses pour le #BlogCamp (by the way, J-1), le cœur en paix, jolie chemise blanche, malgré la pluie. Je sors de cette librairie pas très loin de cette boîte qui sans donner de préavis augmente le coût des forfaits internet quand j’entends derrière moi… « J’aime beaucoup ta forme ».

Je me retourne et qui vois-je ? Emmanuel…imaginez la suite !!!

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Chez moi c’est…la chaise musicale !!

Je suis gondwanais et cette particularité qui me colle à la peau a le don de ne pas me faciliter la vie. Rien n’est jamais ce qu’il paraît hein, comme aiment à le dire les juristes, y a la loi et l’esprit de la loi. Y a l’apparence et ce que la chose est en réalité.

Dans cette province du Gondwana dont je suis ressortissant justement, il sera bientôt temps pour élire ou non, le successeur à « Président fondateur, le fils de Président fondateur le Père, paix à son âme ».

Loyauté-Allégeance-Prison
Loyauté-Allégeance-Prison

 

Rien n’est jamais ce qu’il paraît

Sur les ondes de Radio Gondwana, la Radio Mondiale, j’apprenais il y a quelques jours que le 01 Août était la journée mondiale de la bière. Nous avons-nous aussi des journées nationales dans notre province. Tenez, le 02 Août était cette année la journée nationale des concerts gratuits.

Vous ne comprenez pas ? L’apparence et la réalité je vous disais.

Le 02 Août était la date retenue par un nouveau venu sur la scène politique pour le lancement officiel de son parti, le parti des Gondwanais. Pour attirer les gondwanais fatigués de la langue de bois, et des discours creux qui ne remplissent jamais les gamelles, il leur a offert un concert gratuit. Au parti des Gondwanais, on sait joindre l’utile à l’agréable.

La simplicité n’étant pas gondwanaise, un autre concert gratuit, avec deux fois plus de célébrités a été programmé à 72 heures du premier… et à la même date. Les jaloux saboteurs y verraient la main de « Président fondateur, fils de Président fondateur le père, paix à son âme ». Moi je ne saurais dire ou sinon je crois qu’Il n’en avait cure.

En plus de leur avoir volé la vedette, je me suis laissé dire qu’une grosse coupure de courant a empêché le néo parti de tourner en rond. Et les mauvaises langues ont crié de plus belle que « Président fondateur, le fils de président fondateur le père, paix à son âme » se cachait derrière ce « sabotage ». Bande de jaloux et d’aigris, est-ce la faute au premier des Gondwanais si le politicien stagiaire (ad vitam eternam) n’avait pas pris toutes ses dispositions ? A-t-il oublié que diriger (ou rêver le faire…un jour, le plus lointain possible), c’était prévoir ? Les groupes électrogènes, les panneaux solaires, ça existe non ?

Le pire dans tout cela justement c’est que nous n’en sommes qu’à la pré-campagne, et que le plus drôle (ou tragique, c’est selon) est à venir.

Toutes les apparences ne sont hélas pas trompeuses…

Dimanche, l’ennui mon fidèle compagnon me collant un peu trop, je décide m’installer devant la télévision. A peine ma vieille télé allumée, qui vois-je ? Notre néo apprenti politicien, invité à un débat. Je me suis dit, écoutons-le, ça ne pouvait pas être pire que mon ennui.

Résultat des courses, chers ami (e)s, « Président fondateur, le fils de Président fondateur le Père, paix à son âme », a de longs jours devant lui.

Votre programme, Monsieur j’ai fait mes preuves en Occident, travaillé pour le geek le plus célèbre du monde et monté une multinationale à succès, pour vos compatriotes : « En 2015, je serais élu président du Gondwana, et nous changerons tout ».

Il y a à peine trois mois, Monsieur, vous étiez un parfait inconnu pour vos compatriotes, comment comptez-vous y remédier ? La réponse est sans appel : » Samedi dernier, à 5 heures du matin, je faisais un jogging et spontanément, 200 jeunes gondwanais m’ont reconnu et se sont mis à courir avec moi, pourquoi parlez-vous d’impopularité ?« .

Fieffé menteur certes (première et indispensable qualité pour sa nouvelle carrière), mais ce Monsieur n’a malheureusement pas l’étoffe d’un successeur à qui vous savez. Beaucoup de travail reste à faire dans tous les cas.

La musique n’est pas encore lancée que les places se disputent âprement, et entre ce nouveau challenger, les anciens qui peinent à proposer une alternative crédible et « Président fondateur, le fils de Président fondateur le Père, paix à son âme », j’ai peur que les jeux ne soient déjà fait.
Quand certains se positionnent clairement pour la prochaine course et que d’autres multiplient les opérations séduction (qui n’engagent que ceux qui sont ou feignent d’être séduits), y en a encore qui se mordent la queue, ego et intérêt personnel prenant toujours le pas sur l’intérêt de la plupart.

Je ne suis pas devin, mais au rythme où les choses se jouent, j’ai bien peur que le dernier assis demeure celui qui ne s’est toujours pas levé…

Salam !!!

Silence, on s’en fout ( ?)

Nous sommes à une heure assez avancée de la nuit, ou de la journée, c’est selon, et je me décide enfin à poser ces quelques mots sur cette feuille. Cet article me trotte dans la tête depuis un long moment maintenant, je n’avais juste pas la force (l’inspiration) nécessaire pour le rendre aussi beau que je l’imagine. A l’état de la pensée, les uns et les autres ne pourraient en prendre connaissance alors, je me lance.

Je m’en vais vous parler de la mort, drôle de sujet pour un article, on y pense peu ou beaucoup, ce n’est pas très gai et pourtant, nous la côtoyons tout le temps, elle fait partie de la vie.

Silence, on meurt…

La mort, quand nous étions enfants, c’était quelque chose de lointain, quelque chose que nous avions du mal à concevoir. C’était moins dû à notre âge qu’à la fréquence à laquelle le Seigneur (ou un de nos semblables, c’est selon) décidait de rappeler à lui un de ses enfants. Les temps ont bien changé, les choses ont quelque peu « évolué », la mort est tellement banalisée que d’une certaine façon elle a perdu de sa gravité. On a cessé de pleurer ceux que nous perdons, cessé de penser à ces personnes qui nous quittent.

On s’empresse (ou non)  d’organiser les obsèques, de se parer de nos plus beaux atours, faire mine d’être affligé, engloutir les mets offerts et retourner à nos domiciles, à notre vie. Il faut voir mes sœurs togolaises aux enterrements, c’est la course aux plus belles toilettes.

Tellement la mort s’est banalisée qu’elle nous est devenue indifférente, avec le danger de vivre, sans vivre, sans apprécier le privilège d’être là.

Le fait est que loin de nous faire peur, désormais, la mort et les morts nous fascinent. Les tragédies nous subjuguent, les malheurs nous passent dessus, « ah qu’est ce qui s’est passé ? Oh la la que c’est dommage, heureusement, je ne suis pas touché, aucun de mes proches n’est touché », bref, je m’en fous.

Je suis de plus en plus tenté ces derniers temps de zapper les journaux télévisés, la raison est toute simple, regarder le journal finit de tuer en vous le peu d’optimisme qu’il vous reste. Les chaînes radio ne font pas mieux, je ne les dédouane pas.

Ebola, la crise en Centrafrique, la Palestine, la Syrie, le Sud Soudan, la Lybie, l’Ukraine, le Mali, le Nigéria… Ils font leur boulot de journalistes, des professionnels, rapporter l’information n’est-ce pas ?

Au sujet du crash de la Malaysian en Ukraine, le journaleux se livrait à une description on ne peut plus morbide professionnelle du lieu du crash, les odeurs qui se dégageaient, le fait qu’il pouvait dérober des éléments de preuve en raison du manque de sécurisation,  fustigeant surtout les populations avoisinantes de ne pas avoir fait le déplacement pour apprécier un tel événement.

Comme quoi cela ne se produisait pas souvent. Il devait se croire à une fête foraine. En gros ils (les ukrainiens, comme s’ils n’étaient pas assez malheureux de vivre dans un pays qui se déchire) auraient dû se mettre aux premières loges pour apprécier (se permettre des selfies, on ne sait jamais) tellement ils devaient rendre grâce pour une telle catastrophe (il n’y en a jamais assez).

Et comme il n’y a décidément pas assez de malheurs sur terre, pourquoi nous ne tuerons pas quelques-uns de nos semblables ?

Silence, nous tuons…

Même si la tentation est forte de porter une appréciation sur la crise israélo palestinienne (la énième, énième preuve également de la bêtise humaine), j’aimerais attirer notre attention sur le message que la « communauté internationale » envoie.

Sans chercher midi à quatorze heures, « la vie d’un Israélien vaut plus que celle d’un palestinien, tuez autant de palestiniens que vous voudrez, tant que nos intérêts sont saufs… ».

Il est vrai qu’aucune revendication, aussi légitime qu’elle soit ne devrait passer par le médium du terrorisme. Et compte tenu des résultats obtenus ces deux dernières décennies (autrement dit pas grand-chose), les palestiniens devraient changer de disque et revoir leur roquettes fusils d’épaule. Comme je me refuse de porter des appréciations, les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, je ne parlerais pas de stupidité.

pic.twitter.com/dyrkuMlBhn

David s’est transformé en Goliath un monstre, et ne se gêne pas pour écraser sans ménagement ces philistins d’un temps nouveau, aussi désemparés que leurs « ancêtres », le Seigneur restant fidèle au peuple qu’il s’est choisi.

Jusqu’à quand l’épouse du Seigneur refusera de faire preuve de retenue, combien de morts seront nécessaires, combien d’enfants, de femmes, de vieillards, d’innocents ? Ces « cafards » qu’ils semblent écraser professent t’ils une autre foi que la leur ? De l’eau coule-t-elle dans leurs veines ?

Ce qui choque le plus, toute vie humaine perdue est une mort de trop, c’est le décompte des victimes, le ratio de morts israéliens par rapport aux palestiniens. Une véritable boucherie. Hélas, il n’y a pour le moment, je crois pas assez de morts.

Pendant que le jour se lève sur ma maison, je me permets de me souvenir d’une personne très chère qui nous a quittés trop tôt.

Silence, rendons hommage

Comme beaucoup d’autres j’étais devenu un peu indifférent à la douleur que les uns et les autres pouvaient ressentir, aux catastrophes qui se produisent à l’échelle mondiale, tous les jours.

Je me refuse désormais de vivre sans me rendre compte de la chance que j’ai, sans profiter de ces personnes que j’aime et que j’effleure à peine.

Te perdre, dans ces circonstances pénibles, alors que rien ne nous y préparait, alors que nous nous sommes refusé à croire à la terrible nouvelle, très chère Florie, m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses.

Je  me suis interdit de regarder quelque image que ce soit du lieu du crash. Je préfère garder dans ma tête et mon cœur l’image de cette très belle femme, au sourire magnifique que tu étais. Depuis cette date fatidique, j’ai eu le temps de me passer et repasser les souvenirs que j’ai gardés de cette semaine formidable à Ouagadougou, de cette famille que nous sommes devenu en si peu de jours, de ces jeux que tu nous a fait faire, du module que tu as animé et de tes rares mais précieuses interventions.

https://twitter.com/y_jus/status/492280760939077632

Nous savions que nous ne retrouverions plus jamais tous ensemble, mais vous savoir tous en vie, quelque part dans le monde suffisait à mon bonheur.

Si aujourd’hui je joue avec des mots et que de temps à autre je me permets d’écrire des articles, c’est en partie grâce à toi, et à toute l’équipe du CIFDHA et du CODAP.

La terre te soit légère, nos prières t’accompagnent et de là où tu es, continue de nous sourire, et d’accompagner cette famille qui est tienne et qui ne s’attendait pas à te perdre.

Repose en paix !!!

Le buzz…cette nouvelle maladie!!

J’espère que vous allez bien et que le weekend a été. Je vais de ce pas vous souhaiter une bonne et fructueuse semaine sainte. Puissions-nous mourir (du moins notre vie pécheresse) sur la croix avec Jésus et ressusciter avec Lui, afin de naître à une vie nouvelle.

Que les Judas que nous sommes tous d’une manière ou d’une autre pour nos prochains changent de vie afin que nos vies changent.Je suis catholique alors pardonnez que j’exprime ma foi.

Vous vous doutez bien que ce n’est pas pour vous présenter des vœux que j’ai pris ma plume. J’aurais bien aimé hélas…

Internet est une chose curieuse, il nous rend de drôles de services, on ne peut en énumérer tous les bienfaits. Ce ne sont pas ces derniers qui me font réfléchir, ce sont les méfaits, ou plutôt l’usage détourné que nous en faisons.

 

Attirer l’attention…

 

Parlant de déviances ou d’abus, les exemples sont nombreux. Le pire auquel j’ai été confronté ces derniers temps ce sont les #AfterSexSelfie. Le selfie, c’est la photo que je fais de moi même, dans une situation assez spéciale ou pour marquer une occasion spéciale. Les photos de moi même par moi même ont été remises au goût du jour à la  36 e cérémonie des Oscars à Hollywood. Mais c’est juste un détail.

Je vous parlais de détournements… pour attirer l’attention, certains internautes se sont donc permis de prendre des photos d’eux même après l’amour le sexe. Et ils ont une imagination des plus fécondes… seul, à deux, hétéro, gays, avec du nutella… j’en passe, on a même eu droit à Ken et Barbie, tout est bon pour tirer les draps sur soi.

Mieux vaut en rire!!
Mieux vaut en rire!!

 

Vous allez me répondre, ce sont les blancs ça, ils ont du temps à perdre et on n’a pas les mêmes préoccupations. Peut être, peut être pas… le monde est actuellement un grand village, quand il pleut à New-York, Kparatao est mouillé.

 

La quête existentielle du buzz…

 

Ne nous y trompons pas, nous sommes tous sur les médias sociaux pour créer le buzz, pour faire parler de nous. Certains l’ignorent peut être (ou font semblant de l’ignorer) mais courent inconsciemment après.  Le buzz, le vrai, c’est comme gagner le gros lot à la loterie, il y a une chance sur des millions. Et quand le buzz prend…vous le sentez, que vous en fassiez partie ou pas, vous le vivez. Vous n’y comprenez peut être pas grand chose, mais vous en êtes acteur.

Vous avez été nombreux à vous demander…c’est quoi Djanta? Que vous en soyez à vous poser cette question voudrait justement dire que le but a été atteint. Quelle magnifique aventure et soit dit en passant, #jAttendsImpatiemmentDjanta, le clip…

Au jeu du buzz cependant, certains ont plus de chance ou d’atouts que d’autres, les célébrités (pour garder et faire croître leur popularité) et … les filles.

Elles ont tout compris au fonctionnement des réseaux sociaux…ou pas!  C’est simple en fait, n’importe quelle guenon qui publie une de ses photos sur un réseau social, se voit gratifié de « ce que t’es belle », « tu es magnifique », « quelle beauté »…

Le suivisme (l’instinct grégaire surtout) aidant, plein de mes semblables se joignent à la danse, chacun y allant de son doux mot quoique souvent loin d’être sincère. Que ne ferait-on pas pour attirer et retenir l’attention de ces chères dames?

Jusque là, je n’ai aucun problème, à l’amour comme à la guerre, tous les coups étant permis.

Cette histoire d’attirer l’attention me dérange de plus en plus depuis que  mes sœurs ont la fâcheuse tendance de se dénuder pour s’attirer des likes et des commentaires.

Ce qui est choquant c’est cette tendance à la hausse de photos volontairement provocantes que je vois de plus en plus sur les réseaux sociaux. Il est vrai que le résultat est atteint, que les amis, followers et soupirants se déchaînent mais…

Je me  pose la question de la motivation des unes et des autres. Pourquoi s’afficher quasiment nue sur la toile? Attirer l’attention justifie t’il toute cette peine?

L’existence de ces filles est-elle si ennuyeuse ou vide au point qu’il faille s’exposer pour combler les vides? Doit-on s’exposer pour vivre heureux alors que notre vie privée est de plus en plus menacée?

Après, et ceci est mon avis personnel, sur la toile comme dans la vraie vie, seuls les tonneaux vides font du bruit. Quelqu’un qui se déshabille pour des milliers d’inconnus n’a peut être assurément pas grand chose à offrir.

Les filles s’exposent et sont prêtes à tout, les femmes se font désirer, longtemps, tout le temps. Susciter le désir, c’est plus fonction de ce qu’on pourrait montrer et qu’on ne montre pas, que de ce qu’on expose à tous les regards.

Alors tomber pour une fille? ou pour une femme? Les hommes sauront choisir…